Le ministère brésilien du Développement, de l’Industrie, du Commerce et des Services (MDIC) a indiqué le 14 septembre que les exportations réalisées jusqu’à la deuxième semaine de septembre avaient atteint 14,25 milliards de dollars, en hausse de 28,5 % par rapport à la période comparable de septembre 2025. Cette publication constitue un indicateur précoce des flux d’exportation fondé sur la valeur, et non un décompte des cargaisons chargées ou des départs de navires.
Pour les acteurs du transport maritime de matières premières, le signal important réside dans l’évolution divergente des principales filières brésiliennes de vrac. Les exportations agricoles ont atteint une moyenne de 353,91 millions de dollars par jour ouvré, soit 16,46 % de plus sur un an. Les exportations de soja ont représenté 168,26 millions de dollars par jour en moyenne, en hausse de 19,24 %. À l’inverse, le maïs a atteint 65,70 millions de dollars par jour, en baisse de 3,70 %, tandis que le minerai de fer et ses concentrés ont enregistré une diminution de 4,4 % de la valeur quotidienne moyenne exportée.
Ces chiffres ne doivent pas être interprétés comme une mesure directe des tonnes chargées. L’évolution des prix des matières premières, du mélange de produits, du calendrier du dédouanement et du nombre de jours ouvrés peut modifier sensiblement les valeurs publiées. Ils donnent néanmoins une indication rapide selon laquelle le soja contribue davantage au programme brésilien d’exportation de septembre, alors que les flux de minerai de fer et de maïs apparaissent plus faibles dans cette comparaison préliminaire.
Cette configuration intervient après une forte saison d’exportation de céréales. La Conab a indiqué que, jusqu’en juillet, les exportations brésiliennes de maïs avaient progressé de 10,53 % sur un an et celles de soja de 7,8 %. L’Arco Norte a traité 46,12 % des exportations de maïs et 39,03 % de celles de soja sur la période ; Santos est resté la deuxième porte d’exportation pour les deux produits, avec 22,27 % des expéditions de maïs et 35,74 % des expéditions de soja. Ces parts rendent une hausse durable du soja significative aussi pour les terminaux du Nord, les interfaces ferroviaires, les systèmes de barges et la planification des mouillages.
Pourquoi c’est important : les armateurs et affréteurs devraient considérer cette publication comme un signal précoce de renseignement cargo, et non comme une prévision de contrats d’affrètement. Une tendance plus ferme de la valeur du soja peut soutenir les nominations de terminaux, les lots et l’emploi de Panamax/Kamsarmax à court terme, mais les données ne prouvent ni une hausse des tonnes ni un changement de la demande de navires. De même, une baisse de la valeur quotidienne moyenne du minerai de fer ne démontre pas à elle seule une réduction des chargements Capesize. Opérateurs, intérêts cargaison et équipes sinistres devraient rapprocher les données douanières des files d’attente des terminaux, connaissements, relevés de tirant d’eau, productivité à quai et interruptions météorologiques avant de modifier leurs hypothèses d’exposition, de laycan ou de congestion.
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