Gard a publié le 5 octobre 2026 des orientations invitant les exploitants de navires existants à renforcer les contrôles de cybersécurité qui soutiennent des fonctions critiques à bord, notamment la manutention des cargaisons, la surveillance, les communications et la gestion des eaux de ballast. Le document présente la Recommandation n° 194 de l’IACS comme une base pratique pour améliorer les contrôles sur les navires déjà en service.

**Faits vérifiés.** La publication de Gard consultée indique que les menaces cybernétiques touchent les navires quel que soit leur âge et désigne les faiblesses élémentaires ainsi que l’hygiène cyber comme des préoccupations persistantes. Elle indique également que la connectivité accrue entre les systèmes de bord, les réseaux à terre, les services d’assistance à distance et les interfaces externes rend la cybersécurité pertinente pour une exploitation sûre et fiable. L’article a été publié le 5 octobre 2026 ; il s’agit d’orientations, et non du compte rendu d’un sinistre de cargaison identifié, d’une cyberattaque, d’une immobilisation, d’une mesure coercitive ou d’une décision judiciaire.

Pour les intérêts cargaison et les gestionnaires de sinistres, l’enjeu pratique ne se limite pas à éviter une interruption de chargement ou de déchargement. Les réclamations liées aux cargaisons reposent souvent sur la fiabilité et la disponibilité de preuves contemporaines : plans de cargaison, communications entre le navire, la terre et le terminal, historiques d’alarmes, données de température ou de surveillance d’atmosphère, réglages des conteneurs frigorifiques, journaux d’accès, photographies, instructions d’expertise et déclarations horodatées. Lorsqu’un incident cyber rend ces enregistrements indisponibles, les modifie ou en compromet l’intégrité, les parties peuvent faire face à une enquête factuelle plus difficile, même si la perte matérielle a une autre cause.

**Analyse.** L’accent mis par Gard sur les navires existants est important, car l’exposition cyber liée à la cargaison peut apparaître dans des opérations ordinaires, sans scénario d’attaque sophistiquée. Une mauvaise gestion des comptes, des contrôles d’accès insuffisants, des supports amovibles non maîtrisés, des logiciels non pris en charge ou un accès à distance mal gouverné peuvent affecter l’intégrité des données opérationnelles. Il s’agit d’une inférence tirée des fonctions citées par les orientations, et non d’une conclusion selon laquelle un mode de défaillance particulier aurait causé des dommages à la cargaison.

**Pourquoi cela compte.** Armateurs, exploitants, affréteurs, terminaux et intérêts cargaison peuvent considérer la résilience des preuves comme un élément de prévention des pertes. Concrètement, cela suppose de définir les personnes autorisées à accéder aux systèmes et dossiers critiques ; de conserver des copies protégées et synchronisées des données opérationnelles pertinentes ; de documenter les changements de réglages et d’instructions de cargaison ; et de préserver rapidement les journaux après une anomalie. Il s’agit de considérations de gestion des risques, non d’une preuve qu’un contrôle déterminé est légalement requis dans tous les trafics ou contrats.

Les éléments consultés n’établissent pas si les recommandations ont été appliquées à l’échelle des flottes, si elles sont obligatoires sous un pavillon ou dans un État du port donné, ni si une récente réclamation cargaison a motivé la publication. Aucune corroboration indépendante des orientations spécifiques de Gard n’a été obtenue lors de cette recherche.

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